Chinese Carnival


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 Ce que cache la Mama.

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(#) Sujet: Ce que cache la Mama.   Dim 9 Oct - 11:37
La casa de la Mama. Si vous demandiez son avis à Dewei sur un nom pareil, il vous dirait qu'il le trouve ridicule. Déjà par les sonorités du nom qu'il trouve difficile à prononcer mais aussi pour ce côté chantant et qui semblait cacher beaucoup d'hypocrisie. Cependant, au milieu de tout cela, le jeune homme devait bien reconnaître quelque chose : la nourriture y était bonne et le service correct. Il fallait dire qu'il choisissait toujours ses lieux de sortie avec vigilance. Dans ce restaurant, il était sûr de pouvoir trouver une table un peu à l'écart où on le laissait tranquille. Il pouvait payer pour cela, alors autant s'accorder du luxe que l'argent pouvait lui apporter. Dans le même temps, si jamais on n'avait pas répondu à sa demande, il ne serait pas resté la première fois et surtout, il ne serait pas revenu. Cela faisait plusieurs semaines qu'il fréquentait l'établissement. Il y était venu par curiosité, après en avoir entendu parler partout. La chaîne « la Mama » semblait se populariser dans Shanghai et s'il n'était pas question qu'il se rendît dans le restaurant familial, bien trop bruyant, peuplé et surtout sale, ce restaurant-ci correspondait à peu près à ses exigences.
Il était arrivé, comme tous les autres jours, à l'heure pour sa réservation de 13h. Dewei n'avait pas pour habitude de prendre de petit déjeuner, tout comme il n'avait pas l'habitude de se lever tôt. Sa vie l'avait amené à devenir un oiseau de nuit et cela lui convenait très bien, être riche lui donnait les moyens de faire attendre les autres : il ne prenait pas de rendez-vous avant onze heures et ceux qui voulaient le voir plus tôt n'avaient qu'à se débrouiller autrement.

Arrivé à sa table, la même que la dernière fois, que la fois d'avant et... la même depuis qu'il avait mis les pieds dans ce restaurant en fait, le jeune homme ouvrit sa sacoche et en sortit sa boîte de lingettes nettoyantes et antibactériennes, sortant déjà une lingette pour la passer sur son assise, sous le regard légèrement dédaigneux de l'hôte qui l'avait amené à sa table. S'il ne comprenait pas, ce n'était pas son problème, de toute façon le brun était habitué à ce genre de regard alors il ne lui en tiendrait pas rigueur. Dewei reconnut néanmoins la table, ce qui le fit s'asseoir avec plaisir : il appréciait que l'on eût ce genre d'attentions pour lui, c'était ce qui faisait qu'il avait retenu cette adresse.
Cela, mais aussi une idée qu'il avait derrière la tête depuis qu'il avait surveillé de loin l'établissement. Dewei s'était persuadé que celui-ci cachait quelque chose. Le monde dans lequel il vivait n'était de toute façon fait que de corruption et de coups en douce, alors cela ne l'épaterait pas. Pour autant, il avait tenté dans un premier temps de se renseigner par les réseaux auxquels il appartenait et avait de la même façon essayé de percer à jour le restaurant en infiltrant leurs serveurs présents... Mais rien. Il n'y avait rien eu de probant quant à leurs activités.
Ainsi avait commencé l'enquête du jeune homme, car sa curiosité n'avait pas vraiment de limites. Il s'était rendu une première fois dans le restaurant histoire de prendre la température. Il avait pris l'habitude d'analyser les humains et il savait très bien que ceux-ci n'étaient pas bons pour garder les secrets.

Malheureusement, encore une fois, il n'avait rien trouvé. Les serveurs se tentaient à lui parler en italien quand lui ne faisait aucun effort : il était là pour manger, non pas pour prendre un cours de langue, surtout d'une langue si peu représentée dans le monde et qui ne lui servirait à rien dans les affaires. Il parlait le mandarin, langue répandue de par le monde grâce à leur puissance numéraire et économique, ainsi que quelques langues utiles, mais guère plus. Pas qu'il n'en était pas capable, mais pourquoi perdre du temps si ce n'était pas pour en faire le bénéfice par la suite ?

Après avoir nettoyé son assise, ses couverts et son verre, le jeune homme patienta avec la carte qu'il saisissait du bout des doigts. Aujourd'hui n'était pas un jour faste : Dewei était plus tatillon que la moyenne, la plupart du temps, il n'aurait pas eu à faire tous ces préparatifs et se serait contenté d'observer la propreté de ses couverts. Seulement voilà, il avait mal dormi et s'était réveillé stressé.
Est-ce que cela avait un rapport avec son inspection du jour ? Le hacker n'était pas devin et surtout était bien trop rationnel pour croire à ce genre de bêtises. En tout cas, comme son repas était tout choisi : à chaque fois le même, il avait un peu de temps devant lui.
Il sortit son smartphone de sa poche, ayant pris l'habitude de converser avec son assistant dans ses temps de pause. Sun lui proposa par écrit de regarder toutes les informations qu'il avait pris lors de ses différents déjeuners. Il avait dessiné un plan de la salle principale, puis avait imaginé l'emplacement des cuisines. Cela semblait coller alors... Peut-être qu'il se trompait finalement, que le restaurant n'avait rien à cacher, pourtant, son assistant comme lui avaient des doutes, fondés sur un premier détail important : tout était trop parfait.

Et de toutes les choses que Dewei avait appris en ce monde, c'était bien que la perfection n'existait pas.
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26/08/201615823

(#) Sujet: Re: Ce que cache la Mama.   Lun 24 Oct - 0:26
Donner un sens à mes pourquois
La cantina de la Mama avait été sur le point d’implosé les semaines précédentes. Les employés vont et viennent à la manière d’un ballet qui était tout sauf répété et prévu et le gestionnaire des deux établissements – c’est-à-dire Benvolio Canzano – était un homme qui détestait ce qui était improvisé.
Tout d’abord, un premier employé – un serveur – avait quitté son emploi. Il avait immédiatement embauché un tout nouveau serveur. Mais, à peine celui-ci avait-il été formé que l’équipe au complète s’était à son tour désistée. Il s’était retrouvé à devoir remplacer deux serveurs, un plongeur et, le pire, un chef cuisinier.

Benvolio était un homme qui était habitué aux imprévus. Dans le métier qu’il exerce, on ne peut pas exactement dire qu’il est courant que tout soit organisé au millimètre près. Bien que, depuis qu’il soit arrivé en Chine, les choses se sont plutôt déroulées selon ses prévisions. C’était d’ailleurs très étrange que ça ne soit arrivé.

Toujours était-il qu’il avait dû remplacer la quasi-totalité de son personnel à la cantina. Il espérait que la casa ne prendrait pas exemple car, s’il était aisé de trouver des étudiants sans le sou qui ne cherchent qu’un job pour arrondir les fins de mois, trouver des individus sérieux, efficaces et avec les qualités nécessaire à ce qu’ils attendaient pour le standing de l’établissement, était beaucoup plus compliqué.

Lorsqu’il pénétra dans l’établissement, par la porte de derrière, il était déjà une heure moins dix. L’effervescence se faisait sentir en cuisine et le chef et son second criaient à tout va des ordres à leurs subalternes. Tout se déroulait à la perfection. Après avoir déposé ses affaires dans son bureau, il se présenta en salle. Il ne détonnait pas avec le décor. Benvolio avait toujours aimé s’habiller. Et il avait développé une certaine classe et une certaine élégance dans le choix de sa tenue.

Ce jour-là, il portait un costume gris clair sur une chemise bleu pâle. Aucune cravate ne serrait sa gorge : c’était une arme bien trop simple pour ses opposants, mais ses chaussures étaient cirées du matin même : noire comme le plumage d’un corbeau.

Il se plaça à l’entrée, derrière un pupitre.  Un client venait d’être installé à une table. Toujours le même client, à la même table. Toujours la même manie de nettoyer son siège, sa table, tout ce qu’il pourrait toucher. S’il ne pouvait pas comprendre, il respectait que chacun ait ses exigences, ses habitudes. Et le regard de son employé lui déplu immédiatement. Il l’interpela à son retour et le convoqua dans son bureau à la fin de son service, dans deux heures.

Néanmoins, le client en question était un homme qu’il ne parvenait pas à cerner comme il l’aurait souhaité. Alors il avait demandé des recherches, notamment à partir des données de son moyen de paiement. Dewei Fu était un rentier, vivant de la fortune amassée par ses ancêtres, d’après ce qu’ils avaient trouvés. Et le fait qu’il vienne tous les jours – ou presque – manger chez eux depuis quelques temps avait mis la puce à l’oreille de Benvolio. Mais pour l’instant, il s’agissait d’honorer son client.

« Bonjour Monsieur Fu, nous sommes honorés de vous voir revenir chez nous aussi fidèlement. Je me tiens à votre disposition si vous avez la moindre demande. »

Les mots avaient été prononcés dans un mandarin parfait, une langue qu’il avait rapidement apprise sur place. Persistait uniquement son accent italien qu’il tentait de dissimuler aussi bien qu’il le pouvait.

« Avez-vous des envies particulières pour ce repas ou dois-je vous faire servir votre commande habituelle ? »

A partir de deux visites dans la semaine, les tickets de caisses des clients étaient précieusement gardés pour être consignés et appris par le personnel de l’établissement : tout devait être parfait pour les clients qui souhaitaient revenir régulièrement.
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(#) Sujet: Re: Ce que cache la Mama.   Lun 24 Oct - 5:12
Dewei appréciait l'ambiance calme et professionnelle de ce lieu. C'était un vrai plaisir pour lui de se rendre ici pour le déjeuner, même s'il ne le reconnaîtrait pas si facilement. Dans cette vie, il valait mieux se montrer plus sombre que l'on ne l'était réellement, sinon les ennuis pouvaient rapidement arriver. Et les ennuis, Dewei ne les appréciait pas trop, il préférait s'en tenir le plus loin possible pour ne pas courir le moindre risque. Cependant, il y avait tout de même la curiosité pour lui faire enfreindre des règles élémentaires qu'il savait habituellement s'imposer. À ce moment-là, il ne savait pas encore s'il se jetait dans la gueule du loup ou s'il avait une longueur d'avance. Il était déterminé à savoir si oui ou non les célèbres restaurants cachaient quelque chose. Dewei était piqué à vif et son enthousiasme s'était agrandi jusqu'à arriver à son paroxysme, mais à présent, il commençait peu à peu à perdre espoir : et s'il n'y avait rien à cacher ? Ah... Ce serait un peu de temps perdu, même s'il en avait profité pour déguster un plat – le même à chaque fois – et qu'il avait au moins gagné une bonne adresse.
Alors qu'il venait d'être installé, Dewei pensait avoir un peu de temps devant lui : dans ces restaurants à l'occidentale, il était visiblement de bon ton de faire attendre le client. C'était peut-être dans le but d'attiser la faim et cela n'avait en soi rien de très désagréable, il s'agissait probablement plus d'une question d'habitude. Ainsi, le brun pensait avoir un peu de temps devant lui, sortant son smartphone sans se formaliser. De toute façon, il n'avait rien à gagner en faisant croire qu'il pouvait attendre un long moment sans sourciller. Il comptait bien rester lui-même en toutes circonstances. Seulement, ce jour-ci, il semblerait que l'on avait pas juger de bon ton de le laisser à sa solitude habituelle. Fort bien, d'abord légèrement surpris par cette intrusion dans son espace privé, il apprécia la sollicitude de l'homme qui était arrivé à sa table. Lui ne portait pas le costume dont les serveurs étaient affublés... En levant le regard, Dewei croisa celui d'un homme bien connu du restaurant, et pour cause, c'était le gestionnaire en personne qui était arrivé à sa table et se faisait un plaisir de l'appeler par son nom. C'était appréciable, mais au jeu du « je te connais », le brun ne comptait pas être en reste. « Bonjour, je vous remercie. » L'accent de l'étranger était légèrement perceptible, mais c'était une chose que Dewei concevait d'épargner. Après tout, cela se voyait qu'il faisait de son mieux pour rester les convenances mandarines et il se pouvait bien que le brun avait là en face de lui la clef majeure qui lui permettrait de répondre à ses questions. « Je prendrai la commande habituelle. » Assez aimable, le jeune homme prit tout de même le temps de lui rendre la carte qui lui avait été remise par le serveur à son arrivée, mais pendant qu'il la tendait, il la garda fermement entre ses doigts, attendant une réponse à la question qui brûlait ses lèvres depuis l'apparition du gérant. « Mais dites-moi, M. Canzano, vous vous occupez du service aujourd'hui ? Dois-je m'inquiéter pour votre établissement ? » La question était posée avec une intonation qui trahissait une inquiétude. Bien sûr, le dialogue était joué, il voulait d'emblée s'attacher la sympathie de l'homme. Son restaurant pouvait bien couler que cela ne changerait rien de fondamental à la vie du hacker. Cependant, sa réponse pourrait bien lui donner une indication sur ce qu'il soupçonnait.
Ainsi, Dewei analysa l'homme, derrière son regard de jeune homme tendre et affable se cachait une légère perversité. Le brun voulait toujours obtenir ses réponses, quel qu'en fut le coût. Néanmoins, il préféra ne pas s'attarder et laisser la carte dans les mains de Canzano. Après tout, il ne doutait pas du nom du gagnant en cas de jeu physique et il était clair que ce ne serait pas le sien qui aurait la moindre chance de briller. Sans plus d'efforts, Dewei avait hérité d'un physique assez fragile et bien que sa taille fut imposante pour la plupart des chinois, il ne montrait qu'une fine ossature qu'il n'avait jamais réussi – ni même véritablement cherché – à muscler. Autant dire qu'il devait s'appliquer à ne pas trop chercher Canzano, simplement à essayer de trouver des indices...
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(#) Sujet: Re: Ce que cache la Mama.   Dim 12 Fév - 19:09
Donner un sens à mes pourquois

Servir ses clients avec la classe qui était due dans ce genre de restaurant était l’un des mantras de Benvolio. Et il n’était jamais rare de le voir dans l’établissement, une serviette immaculée au bras, apportant des commandes ou saluant ses clients avec un sourire poli et franc.
Et si ça ne lui était pas arriver souvent récemment, c’est un jeu auquel il était toujours heureux de se prêter. Il n’avait jamais servi Dewei Fu, toujours occupé entre la Cantina et la Cosa Nostra. Il n’avait pu se joindre à la Casa depuis près de deux semaines. Ce n’était pas étonnant que son client se pose des questions.

Mais ils étaient irréprochables pour le moment. Les trafics se faisait loin des restaurants, le personnel était trié sur le volet parmi leurs hommes, les transitions n’attiraient pas l’attention sur eux. Et puis, avec les problèmes de superstitions en ce moment, les yeux des habitants et des médias étaient braquer sur ces étranges histoires plus que sur les différents crimes commis dans la belle Shanghai.

Il ne doutait pas du contenu de la commande, c’est pourquoi, sur la tablette qui leur servait à prendre les commandes, il avait anticipé sa réponse pour passer les informations en cuisine. Tout était fait à la main, hormis les plats en sauce. Il fallait donc faire au plus vite pour éviter de faire attendre les clients plus d’une dizaine de minutes.

Avoir ces tablettes permettait aux serveurs d’être plus rapides à prendre les commandes mais, également, de passer plus de temps avec les clients à être à leur écoute. Benvolio ne bougea donc pas d’un cil, les doigts sur la carte, alors que Mr. Fu reprenait la parole. Surpris de la conclusion, les lèvres de l’italien s’étirèrent en un sourire amusé, secoua un peu la tête. Ses cheveux bougèrent avec l’impulsion, et il ramena le tout en arrière.

« Non, Monsieur, je vous rassure. La casa de la Mama se porte à merveille. Il m’arrive régulièrement de servir en salle. Par nostalgie, peut-être. »

Des phrases courtes et précises, ne laissant passer que les informations voulues. Benvolio maniait le discours avec courtoisie. Il récupéra finalement le menu qu’il coinça sous son bras. Il s’inclina respectueusement et s’éloigna de la table, allant ranger le menu avec les autres. Il reposa la tablette sur son socle de chargement et se rendit en cuisine. Si ses calculs étaient exacte et que la rigueur demeurait toujours dans son établissement, les plats ne devraient plus tarder à être prêt. Il revient donc quelques longues minutes plus tard, déposant devant Dewei le plat fumant qu’il avait demandé.

« Bon appétit, Monsieur Fu. N’hésitez pas si vous avez besoin de quoi que ce soit, je reste à votre disposition. »

Choyez les clients était important. Surtout ceux qui avaient de l'influence. Ou  un bon porte-monnaie.
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